Château de La Boétie, manoir de Gisson, cathédrale Saint-Sacerdos, hôtel de ville ou encore place de la Liberté… ce sont quelques-uns des monuments et sites qui font la renommée de Sarlat. La ville présente deux visages qui se complètent : le premier est celui d’une cité médiévale aux charmes authentiques, riche en patrimoine composé de bâtisses anciennes – manoirs, châteaux, édifices religieux, etc. – des sites et ruelles pittoresques ; le second est celui d’une ville qui s’est modernisée au fil des années et qui peut surtout s’enorgueillir d’avoir conduit depuis des décennies des campagnes de sauvegarde et de restauration de son patrimoine architectural, en particulier dans le noyau historique. Il est en tout cas possible de découvrir ou mieux connaître ces deux facettes le temps d’un weekend.

Comment visiter Sarlat ?

La découverte de la ville, et a fortiori son cœur historique, se fait essentiellement à pied, et cela pour au moins deux raisons. D’abord, parce que parmi les plus précieux vestiges médiévaux de Sarlat, il y a notamment ses ruelles pittoresques.« Le noyau historique (…) présente un assemblage de ruelles étroites et d’immeubles remontant pour la plupart au Moyen-âge et à la Renaissance », indique le site Vpah-nouvelle-aquitaine.org, qui recense les « villes et pays d’art et d’Histoire » (VPah) en région Nouvelle-Aquitaine.

La balade à pied offre par ailleurs davantage de liberté, le visiteur pouvant rejoindre un quartier à tout moment de la journée, prendre le temps de se rafraîchir sur une terrasse de café, puis poursuivre la visite, à son rythme ; le visiteur peut par exemple organier lui-même son agenda, commencer par rejoindre deux ou trois monuments majeurs, puis s’attabler un à un restaurant ou, pourquoi pas, rentrer à son hôtel spa Sarlat avant de poursuivre la visite. Les terrasses de café situées place de la Liberté sont en tout cas des espaces de détente privilégiés de nombreux visiteurs, venus déambuler dans les allées du marché du quartier ou visiter les monuments alentour.

La visite guidée est également une option pertinente pour découvrir Sarlat et son centre historique, présentant au moins deux avantages appréciables. D’abord c’est une occasion pratique pour mieux connaître l’Histoire de la ville, le guide conférencier étant chargé aussi bien de narrer des faits historiques (autour de la Guerre de Cent Ans, entre autres) que des anecdotes savoureuse (sur des personnages influents, des édifices religieux ou des maisons nobles, des événements ayant marqué la destinée de la cité et de ses habitants…), tout cela en déambulant d’une ruelle à l’autre, d’un monument à l’autre.

Le second avantage est que la visite guidée permet de gagner du temps, les visiteurs étant assurés notamment de rejoindre, le temps du parcours préétabli, les monuments et les sites qui font la réputation du centre historique. Cet aspect est particulièrement important pour une famille ou un couple qui opterait pour un court séjour, ou un voyageur professionnel ou d’affaires – venu participer à un séminaire ou un colloque, par exemple – et qui prendrait sur son temps libre pour découvrir le patrimoine sarladais.

Le centre historique, vitrine de la qualité de conservation du patrimoine

« L’intérêt pour la conservation du patrimoine s’est manifestée [à Sarlat] dès les années 1950 », indique le site Vpah-nouvelle-aquitaine.org, qui rajoute par ailleurs que « le noyau historique est ensuite protégé juridique en 1964 par la loi Malraux [et qu’il] fait l’objet d’un pal de sauvegarde et de mise en valeur. »

Dans le détail, les premières mesures que prend la ville se concrétisent par la réhabilitation des monuments historiques que comprend un « premier îlot opérationnel », toujours selon le site du réseau des « villes et pays d’art et d’Histoire » en Nouvelle-Aquitaine. La plateforme indique notamment que ce premier périmètre a une superficie de 1.75 hectare, sur les onze hectares du secteur sauvegardé, mais qu’il correspond alors à « la partie la plus peuplée et la plus dense en monuments historiques ». La campagne de restauration se poursuit jusqu’au début des années 1970 : elle aura « sauvé Sarlat ».

Mais la ville ne s’arrête pas là, bien entendu. D’autres travaux de restauration commencent dans les années 1990. De nouveaux projets sont par la suite mis en œuvre. La cité médiévale entend cette fois entreprendre des travaux de « réhabilitation des espaces publics [mise en place de nouveaux éclairages (à gaz), rénovation du pavement et des réseaux] et des immeubles », indique le site Vpah-nouvelle-aquitaine.org. Le site précise par ailleurs que « [cette campagne] s’étend à la rue principale et aux entrées de la vieille ville, suscitant un renouveau et une véritable redynamisation du centre historique et du commerce dans ce périmètre. »

Le site du réseau des VPah en Nouvelle-Aquitaine met particulièrement en avant les efforts entrepris par la ville pour la sauvegarde de son patrimoine architectural. Cela montre bien que l’essentiel n’est pas tant que Sarlat possède la plus importante densité en monuments historiques en Europe – on retrouve cette information aussi bien sur le site Vpah-nouvelle-aquitaine.org que dans le Livre Guinness des records – mais que la collectivité, comme l’exige le ministère de la culture pour l’attribution du label VPah « [s’engage] dans une démarche active de connaissance, de conservation, de médiation et de soutien à la qualité architecturale et du cadre de vie », peut-on lire sur le site Culture.gouv.fr.